Chrysomèle… le retour

Depuis 2017, plusieurs jardiniers constatent au printemps que les feuilles de romarin, de lavande, de menthe, d’oseille et d’autres plantes herbacées sont attaquées et parfois entièrement détruites. En ce début mai, plusieurs parcelles sont déjà touchées.
Les coupables ? Un insecte noir à la carapace brillante et ses larves : la chrysomèle.

Qui est ce coléoptère ?

Chrysomèle est un terme générique désignant une grande famille d’insectes de l’ordre des coléoptères. La famille des chrysomèles est constituée de 19 sous-familles et 37 000 espèces. La France à elle seule abriterait 670 espèces !
Chrysolina americana, décrite en 1758 par le naturaliste suédois Carl Von Linné, est originaire d’Afrique du Nord. Insecte de très petite taille, il mesure rarement plus d’un centimètre à l’âge adulte. Petit mais particulièrement nuisible.

Des traitements curatifs

  • Tout d’abord, enlevez régulièrement les insectes adultes à la main.
  • Ensuite, armez-vous de patience et retournez la terre pour faire sortir les larves. La larve de chrysomèle mesure 1,5 mm à l’éclosion en mars ou avril, puis elle se nourrit pour atteindre 1 cm de longueur.
  • Si l’attaque persiste, traitez la plante au savon noir en complément, et de façon régulière. Dans ce cas, utilisez une cuillère à soupe pour un litre d’eau.
  • Si cela ne suffit pas, essayez le pyrèthre qui est un insecticide naturel à base de fleurs séchées. Sachez tout de même que cet insecticide, efficace seulement quelques heures, est toléré en agriculture bio, qu’il est efficace contre la cicadelle mais qu’il tue tous les pollinisateurs. C’est pourquoi, il faut traiter idéalement hors heures chaudes et surtout hors heures de vol des abeilles.
  • Certains jardiniers tentent les pièges chromatiques englués. Le désavantage de cette solution est la capture de beaucoup d’autres insectes inoffensifs.
  • Aucun insecticide n’est pour le moment homologué pour la lutte en agriculture biologique.

A vous de choisir la solution la plus adaptée.

Sachez aussi qu’un traitement préventif peut également être envisagé. En effet, pour réduire le nombre d’individu au printemps suivant, secouez les plantes en mettant un tissu au pied pour ramasser les insectes tombés. Pensez-y à la fin de l’été, avant que les femelles commencent à pondre. Cela permettra de réduire la prolifération l’année suivante.
Par ailleurs, vous pouvez attirer sur vos parcelles les mésanges ou les espèces de guêpes à longues pattes qui s’en nourrissent.

Et si vous voulez en savoir plus sur ce joli coléoptère, voici quelques liens